Piti Vodji

Origine de la collecte : Guyane
Illustration : Frédérique Warin

Piti Vodji n’est pas aimée de ses deux grandes sœurs. Celles-ci lui font accomplir toutes les besognes et mangent tant et si bien qu’elles ne laissent pas une seule miette à leur petite sœur. Mais un jour, Piti Vodji rencontre sa marraine. Elle lui forunit alors une baguette aux incroyables pouvoirs…

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Le texte du conte

Kric - krac
Messié kric - messié krac

L’histoire que je vais vous raconter s’est passée il y a bien longtemps de cela. A cette époque, dit-on, tous les animaux de la forêt savaient parler.

Kric – krac

Il y a bien longtemps, vivait au milieu de la forêt une jeune fille prénommée Piti Vodji. Elle avait deux grandes sœurs, mais ces dernières ne l’aimaient pas du tout. Elles étaient toutes trois orphelines depuis quelques années.

Piti Vodji maigrissait de jour en jour car ses sœurs mangeaient toute la nourriture sans penser à elle. La fillette se contentait des restes qu’on voulait bien lui laisser. Elle accomplissait toutes les tâches ménagères : le balayage, la cuisine, le repassage…

C’était une petite fille toujours fatiguée tant elle usait ses forces pour accomplir toutes les besognes. Ses cheveux ne poussaient plus, elle avait la peau terne, le regard vide. Elle souffrait en silence sans jamais se plaindre. Ses deux grandes sœurs ne faisaient rien, elles s’habillaient, se maquillaient et se promenaient toute la sainte journée.

Un jour, alors que Piti Vodji nettoyait la maison, une dame dans un habit de lumière apparut devant elle. Elle n’eut pas de peine à reconnaître sa marraine, une fée qui lui dit :

« Piti Vodji, je sais que tu es malheureuse avec tes deux grandes sœurs, mais aujourd’hui, toutes tes misères cesseront. Voici une baguette magique, chaque fois que tu auras envie de manger, frappe-la sur le sol et chante :

Bay lavwa Piti Vodji, bala o (bis)
Bala monté, monté bala o
Bay lavwa Piti Vodji bala o (bis)
Bala bay flèr, bay frwi bala o
Bay lavwa Piti Vodji bala o (bis) »

Dès que la marraine eut terminé de chanter, un arbre garni de fleurs et chargé de beaux fruits sortit de terre. Toutes sortes de fruits s’offraient à elle : des mangues, des pommes de cytère, des bananes, des maripas, des moubins, des waras et beaucoup d’autres fruits encore.

Piti Vodji grimpa sur l’arbre et se mit à manger gloutonnement jusqu’à satiété. Une fois rassasiée, elle descendit prudemment de l’arbre. Sa marraine se remit à chanter :

« Bay lavwa Piti Vodji, bala o (bis)
Bala désann, désann bala o (bis)
Bay lavwa Piti Vodji bala o (bis) »

L’arbre disparut dans le sol. Piti Vodji prit la baguette magique, embrassa sa marraine puis alla dans sa chambre cacher son précieux bien.

Le lendemain matin, dès que ses sœurs prirent le chemin de la ville, Piti Vodji s’enfonça profondément dans la forêt pour tester son précieux présent. Arrivée près d’une savane, elle frappa le sol avec sa baguette et se mit à chanter. Aussitôt que l’arbre sortit complètement de terre, toute heureuse, la fillette y grimpa lestement puis s’installa au croisement de deux branches. Il y avait par ailleurs un si grand choix qu’elle ne savait pas par lequel commencer.

Elle cueillit un moubin qu’elle suça jusqu’à ce qu’il n’ait plus de goût. Elle éplucha une banane, cassa une cabosse de cacao. Elle mangea tous ces fruits avec appétit. Pour terminer, elle prit un beau wara, son fruit préféré qu’elle savoura avec ravissement.

Quand elle eut fini, Piti Vodji descendit de l’arbre. Arrivée en bas, elle regarda l’arbre de haut en bas, comme pour le remercier de tant de plaisirs, puis elle prit sa baguette magique, toucha le végétal et se mit à chanter pour le faire disparaître.

Piti Vodji, le cœur content, reprit le chemin de sa maison. Tous les jours c’était le même rituel. De jour en jour, la fillette devenait de plus en plus jolie, ses cheveux se mirent à pousser, ses yeux s’illuminèrent, sa peau était d’une douceur extrême, elle rayonnait de bonheur. Ses deux grandes sœurs trouvèrent cela bien étrange.

Un matin, elles lui demandèrent :
« Piti Vodji, qu’est-ce qui te rend si belle ?
- Rien, mes sœurs ; je grandis, tout simplement », répondit Piti Vodji.

Le lendemain matin, les deux sœurs de Piti Vodji décidèrent de la surveiller. Dès que la fillette prit le chemin de la forêt profonde, elles la suivirent, en se cachant derrière les grands arbres pour ne pas être vues. Piti Vodji, insouciante, continuait son trajet. Arrivée à son lieu habituel, elle frappa le sol de sa baguette magique et se mit à chanter. Les sœurs, cachées derrière un arbre, sans faire de bruit, sans dire un mot, assistèrent jusqu’à la fin au spectacle qui s’offrait à leurs yeux, stupéfaites.

Dès que Piti Vodji eut fini de chanter sa dernière chanson pour faire disparaître l’arbre, elle reprit le chemin de sa maison. Une de ses sœurs lui barra la route, elle lui arracha la baguette magique des mains en disant : « Ah ! Piti Vodji, c’est ainsi ; tu as un secret que tu nous caches. C’est à nous, tes deux grandes sœurs, que revient cette baguette magique. »

Les larmes coulèrent sur les joues de Piti Vodji, elle était impuissante. Elle rentra chez elle, le cœur gros.

Tous les jours, les grandes sœurs utilisaient la baguette magique pour se nourrir. Piti Vodji les regardait gaspiller la nourriture sans penser à elle. Comme auparavant, elle se contentait des miettes. Elle devint maigre, elle était dans un triste état.

Un beau matin, alors que les deux grandes sœurs étaient perchées sur l’arbre, mangeant par-ci par-là les fruits, la fillette vit la baguette magique posée sur le sol. Dans toute leur effervescence, les deux frivoles avaient oublié l’objet précieux. Piti Vodji ne fit qu’un bond et s’empara de son bien puis elle se mit à chanter :

« Bay lavwa Piti Vodji, bala o (bis)
Bala monté, monté bala o (bis)
Bay lavwa Piti Vodji bala o (bis) »

A ce moment précis, l’arbre se mit à monter, à monter très haut dans le ciel. Piti Vodji se remit à chanter :

« Bay lavwa Piti Vodji, bala o (bis)
Bala vanté, vanté bala o (bis)
Bay lavwa Piti Vodji bala o (bis) »

D’un seul coup, le vent se mit à souffler, souffler avec force tel un cyclone. Il expédia les deux grandes sœurs loin, très loin, de l’autre côté de l’océan. Depuis ce jour, Piti Vodji vit heureuse chez elle. Elle ne revit plus jamais ses méchantes sœurs.

Kric - krac
Messié kric - messié krac

Cette histoire est vraie. Le jour où cela s’est passé, j’étais là. J’ai dit à Piti Vodji : « Mais Piti Vodji tu es une mauvaise fille ! ». Elle me donna un seul coup de pied et c’est ainsi que je suis arrivée ici devant vous pour vous raconter ce conte.

Kric - krac

Le pays présenté ci-dessous correspond au pays où le conte a été enregistré et ne prétend pas donner d'origine unique au conte.

Les contes n'existent pas dans ce seul et unique pays. D'une version à une autre, d'un conteur à un autre, les contes circulent entre les pays et ne s'arrêtent heureusement pas aux frontières !

La Guyane

Population : Les Guyanais et les Guyanaises. Plus de 260 000 habitants (source Insee).

La Guyane est un département français multiculturel avec une population très diversifiée. On y compte plus de 25 groupes ethniques ayant chacun leur langue et leur culture propres : les Amérindiens, la population d’origine africaine, les Européens, les immigrants asiatiques et quelques autres ethnies (Libanais, Brésiliens, Haïtiens, Surinamiens).

On distingue les Créoles, qui constituent le groupe culturel guyanais le plus important (40%). La plupart d’entre eux habitent généralement sur le littoral (villes de Cayenne, Kourou, Saint-Laurent-du-Maroni et Mana).

La population bushinengé, ou Noirs Marrons : il s’agit principalement des Bonis, des Djukas, des Paramakas et des Alukus. Les Noirs Marrons sont les descendants d’anciens esclaves surinamiens en rébellion, qui avaient décidé de retourner vivre, comme leurs ancêtres, dans la forêt. C’est en raison de leur mode de vie en forêt qu’on les appelle les «bush negroes» ou « Busi nengee » pour les identifier. Les Bushinengés vivent surtout sur les rives du fleuve Maroni (ou l’un de ses affluents) qui délimite la frontière entre le Surinam et la Guyane française.

Les Amérindiens, répartis en six ethnies (les Arawaks, les Palikurs, les Galibis, les Wayanas ou Roucouyennes, les Oyampis ou Wayampis, et les Emerillons) vivent majoritairement au sud du pays.

La population chinoise est arrivée en Guyane au XIXe puis au XXe siècle.

Les Hmongs, fuyant la répression à la fin de la guerre d’Indochine, arrivent quant à eux à partir de 1977. Ils représentent environ 2 000 personnes regroupées sur les communes de Cacao et Javouhey.

Enfin, les Français originaires de l’Hexagone représentent environ 12% de la population.

Langues : Le français est la langue officielle de la Guyane française et représente la langue maternelle de 10% de la population venant de métropole, ainsi que de certaines parties bilingues de la population (en particulier à Cayenne). Il existe néanmoins de nombreuses langues très différentes les unes des autres, parlées par les diverses populations guyanaises :
- les langues amérindiennes (arawak ou lokono, emérillon ou teko, kali’na, palikur, wayana et wayampi) parlées par moins de 5% de la population ;
- les langues créoles à base lexicale française (créole guyanais, créole haïtien, créole martiniquais, créole guadeloupéen, créole de Sainte-Lucie), qui représentent la langue maternelle d’environ un tiers de la population ;
- les langues créoles à base lexicale anglaise (aluku, ndyuka, pamaka et sranan tongo), parlées par plus d’un tiers de la population (mis à part le sranan tongo, langue maternelle d’une très faible partie de la population guyanaise) ;
- la langue créole à base anglaise (saamaka), parlée par environ 10 000 personnes ;
- les langues européennes (français - 10% de la population, portugais du Brésil - entre 5 et 10% de la population, anglais du Guyana - 2%, néerlandais, espagnol) ;
- les langues asiatiques (hmong et chinois) représentant un peu plus d’1% de la population.
Source : Archives Audiovisuelles de la Recherche, 2007.

Situation géographique : La Guyane française est un département français d’outre-mer situé au nord-est de l'Amérique du Sud, entre le Surinam et le Brésil. Sa population se concentre essentiellement le long du littoral et aux bords des grands fleuves et de leurs estuaires. Tout l’arrière-pays est couvert de vastes forêts tropicales humides.

Superficie : D'une superficie de 86 504 km², soit à peu près la même que le Portugal, la Guyane française est le plus grand département français d'outre-mer (équivalent à 16 % du territoire de l’Hexagone).

Climat : Le climat est équatorial. La température reste constante toute l'année : en moyenne 26 °C. Le rythme des saisons n’est marqué, dans cette région équatoriale, que par les pluies. Il existe quatre saisons : en janvier et février, c'est la petite saison des pluies, qui allie soleil et averses tropicales. De mars à mi-avril, c'est la petite saison sèche, encore bien ensoleillée. De mi-avril à fin juin, c'est la grande saison des pluies. La saison sèche s'étend de juillet-août à novembre.

Ville chef-lieu : Cayenne.

Hymne national : La Marseillaise.

Devise nationale : Liberté, Egalité, Fraternité.

Monnaie : L’euro.

Pour en savoir plus : Article « Guyane » du Larousse :http://www.larousse.fr/encyclopedie/departement/Guyane_973/122825

Nous avons choisi d'enregistrer le conte dans une ou deux langues parlées dans le pays de collecte.

Les langues citées ci-dessous ne sont pas représentatives de l'ensemble des langues parlées dans ce pays. Il s'agit des langues dans lesquelles le conte a été enregistré. Si vous souhaitez découvrir les autres langues parlées dans le pays de collecte du conte, consultez l'onglet "Le pays".

Les langues de Guyane

En Guyane, il existe de nombreuses langues très différentes les unes des autres, parlées par les différentes populations guyanaises.

Le français : Langue officielle de la Guyane française, le français représente la langue maternelle des 10% de la population venant de métropole ainsi que de certaines parties bilingues de la population (en particulier à Cayenne).

Les langues amérindiennes : arawak ou lokono, emérillon ou teko, kali’na, palikur, wayana et wayampi, les langues amérindiennes sont des langues autochtones appartenant à trois familles linguistiques (caribe, tupi-guarani et arawak), elles sont parlées par moins de 5% de la population guyanaise.

Le kali’na, anciennement appelé "galibi", est une langue caribe. Elle comprend deux principaux ensembles dialectaux : le dialecte oriental (celui de Guyane et de l’est du Surinam) et le dialecte occidental (allant du Vénézuela à l’ouest du Surinam). Le kali’na oriental, variante parlée en Guyane française de la langue kali’na, comprend 6 voyelles et 12 consonnes. En Guyane, le kali’na est surtout parlé dans la commune d’Awala-Yalimapo et partiellement dans d’autres communes de l’ouest : Mana, Saint Laurent, Iracoubo, ainsi que dans l’agglomération cayennaise et à Kourou. Le kali’na est la seule de toutes les langues amérindiennes à être partagée entre des pays parlant cinq langues officielles : espagnol au Venezuela, anglais au Guyana, néerlandais au Surinam, français en Guyane et portugais au Brésil (sur la rive droite de l’Oyapock).
Source : http://corpusdelaparole.huma-num.fr/spip.php?article50

Le teko désigne la langue des Tekos et veut dire « nous ». Il est également appelé émérillon. C’est une langue tupi-guarani parlée dans l’ouest de la Guyane, sur le Haut-Maroni et le Tampok, et dans l’est du département, sur le cours moyen de l’Oyapock. Cette langue est purement orale, et c’est la seule langue amérindienne parlée exclusivement en Guyane française.

Les langues créoles à base lexicale française (créole guyanais, créole haïtien, créole martiniquais, créole guadeloupéen, créole de Sainte-Lucie) : le créole guyanais résulte de l’esclavage et de la colonisation française en Guyane. C’est la langue maternelle d’environ un tiers de la population ; le créole haïtien est parlé par une population d’origine haïtienne représentant, selon les sources, entre 10 et 20% de la population guyanaise ; les créoles martiniquais et guadeloupéen sont parlés par des Français venant des Antilles, représentant 5% de la population ; enfin, le créole de Sainte-Lucie est issu de l’immigration en provenance de Sainte-Lucie, et parlé par moins de 1% de la population.
Le créole guyanais, qui a le statut de langue régionale, a longtemps été la langue véhicualire en Guyane, et reste la langue des Créoles. Il diffère sensiblement des créoles des Antilles par son lexique et certaines constructions grammaticales. Une importante immigration originaire de Sainte-Lucie, venue en Guyane lors de la ruée vers l’or dès 1850, a contribué à en modifier sensiblement les structures dans certaines zones (à Saint-Laurent, par exemple).
Source : Langues et Cité - Les langues en Guyane - Mai 2004.

Les langues créoles à base lexicale anglaise (aluku, ndyuka, paramaka et sranan tongo) : elles sont parlées par plus d’un tiers de la population, majoritairement les Noirs Marrons (mis à part le sranan tongo, langue maternelle d’une très faible partie de la population guyanaise, notamment dans l’Ouest). Les Aluku, les Ndjuka et les Paramaka se sont au cours de la période du marronnage constitués en groupes séparés, mais leurs trois parlers sont extrêmement proches entre eux et peuvent raisonnablement être considérés comme des variétés dialectales d’une même langue. Le terme généralement employé par les locuteurs pour renvoyer à l’ensemble des trois variantes est celui de "nenge" (en aluku et paramaka) ou "nengee" (en ndjuka). Il désigne explicitement ces trois variantes, à l’exclusion du sranan tongo et du saramaka.
Source: http://corpusdelaparole.huma-num.fr/spip.php?article56

La langue ndyuka (ndyuka tongo) fait partie des langues businengee, qui font elles-mêmes partie des créoles anglais du Surinam ou créole des plantations. Au Surinam, ces langues sont désignées sous le terme "sranan tongo" et présentent des différences avec le nengee tongo (par exemple, le nengee n’a pas de "r" à l’inverse du sranan). À Saint-Laurent du Maroni, le taki-taki est le nom donné à la langue nengee, bien que ce mot ait une connotation péjorative car il signifie “parler pour parler”, “tumulte”. Une des particularités de ce groupe de langues réside dans l’ajout de voyelles en fin de syllabe ou de mot si la dernière lettre est une consonne.
Source: Académie de Guyane.

Le nenge tongo est une langue créole afro-américaine parlée depuis plus de deux siècles en Guyane par les Businenges. C’est aussi une composante du sranan tongo (compris par plus d’un demi-million de personnes dans la région).

La langue créole à base anglaise, le saamaka, est parlée par les Noirs Marrons originaires du Surinam. Les Saramaka constitueraient le groupe de Noirs Marrons le plus important de Guyane, avec environ 10 000 personnes;

Les langues européennes: le portugais du Brésil est parlé par une immigration brésilienne estimée entre 5 et 10% de la population, l'anglais du Guyana est parlé par une immigration venant du Guyana, estimée à 2% de la population, le néerlandais est parlé par une partie de l’immigration surinamienne ayant été préalablement scolarisée dans cette langue, l'espagnol est parlé par une infime partie de la population originaire de St Domingue et de pays d’Amérique Latine (Colombie, Pérou, notamment).

Les langues asiatiques : la langue hmong est parlée par une population originaire du Laos, arrivée en Guyane dans les années 1970, représentant 1% de la population, regroupée essentiellement dans deux villages, le chinois est quant à lui parlé par une immigration d’origine chinoise.
Source : Archives Audiovisuelles de la Recherche, 2007.

Le français

Famille de langues : Le français est une langue romane de la famille des langues indo-européennes.

Pour en savoir plus sur la famille des langues indo-européennes, (site du programme Sorosoro) : http://www.sorosoro.org/famille-des-langues-indo-europeennes

Nombre de locuteurs : 200 millions de locuteurs.

Pays : Le français est la langue officielle de la France et de nombreux autres pays : en Afrique et en Océanie mais aussi aux Antilles et aux Etats-Unis.

Origine : Le français est issu des formes orales et populaires du latin, il est aussi influencé par le Gaulois et par le Francique des Francs. Le français provient de la langue d’oïl, langue parlée dans la moitié nord de la France au Moyen Âge et langue dominante de la littérature entre le XIVe siècle et le XVIe siècle.

Expansion : Le français s’est répandu proportionnellement aux progrès de l’administration et de la justice royale en France. Le français et sa structure grammaticale s’est cristallisé au XVIIe siècle autour du dialecte de l’Ile de France et ce au détriment les autres parlers régionaux.

Qu’est-ce que la francophonie ? Apparu à la fin du XIXe siècle, le terme « francophonie » désigne l’ensemble des personnes et des pays utilisant le français. Un pays francophone est un pays qui utilise entièrement ou partiellement le français.

Odile Armande Lapierre

Conteuse guyanaise

Odile Armande LapierreOdile Armande Lapierre se souvient très bien des soirées de son enfance, bercées par les contes de son père. Au fil du temps, elle se passionne très vite par la dimension symbolique du conte. En effet, conter est pour Odile un plaisir mais aussi une clé d’entrée dans l’histoire de son peuple.

Depuis plusieurs années son objectif est double : collecter et diffuser des contes du patrimoine présents en Guyane puis en créer de nouveaux afin d’enrichir ce même patrimoine.

Elle réécrit alors des contes qu’elle tient de son père ou de son entourage et publie Zété kréyol en 2004, Kraké en 2008, et Piti Vodji en 2014. Souvent sollicitée par différents organismes, tels que les club-services, bibliothèques, associations et festivals, Odile conte principalement en créole.

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J'aime Piti Vodji. Mon professeur a parlé avec moi de Piti Vodji.

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